L'île-satellite de Mamoudzou n'est petite que par la superficie. Dzaoudzi fut, en effet, la capitale de l'archipel des Comores jusqu'en 1966, a la veille de la séparation de Mayotte du reste des Iles. Témoin des évenements qui ont marqué l'histoire de Mayotte, elle recele des vestiges architecturaux de type colonial pres desquels il fait bon flâner dans l'attente de la prochaine barge qui prend la ses départs : du quai Issoufali pour le transport des passagers et du quai Ballou pour le transport de véhicules. Sur le Rocher, non loin de la place de France ou s'éleve un monument aux morts (le rond-point a été construit sur l'emplacement d'un vieux cimetiere), admirez l'ancienne Préfecture (bâtiment voué a la culture et appartenant, depuis peu, au Conseil Général), construite en 1881, sur les plans de Gustave Eiffel ; c'est un joyau d'architecture métallique, riche en boiseries et pierres de taille et niché dans un joli parc arboré. Elle y accueille régulierement des expositions d'art et des manifestations artisanales. De vieux canons de l'époque coloniale veillent encore a l'entrée.
A proximité, se trouve aussi l'Hôpital de Petite-Terre (ses bâtiments anciens témoignent d'un passé colonial), l'église catholique Saint-Michel (messe le samedi a 17H30), la gare maritime ou accostent les bâteaux arrivant des Comores, la Capitainerie du Port, le Détachement de la Marine Nationale, la Légion Etrangere, le Cabinet de la Préfecture, le futur musée de Mayotte (l'ancienne poste), quelques commerces et restaurants.
De Dzaoudzi, part le Boulevard des Crabes, digue créée par l'homme pour relier le Rocher et l'lôt Foungoujou au reste de la Petite-Terre ; on passe devant l'agréable plage du Faré (les couchers de soleil y sont magnifiques) et son restaurant du meme nom. A peine plus large que la route qu'il supporte, ce "boulevard" mene, apres le Rond-point du Four a Chaux (vous verrez les pecheurs y vendre leurs prises, des leur retour de mer), au nord, vers le village de Labattoir, animé, commerçant, populaire et riche de vestiges religieux comme la mosquée de Polée (sur la route des Badamiers, se visitent les ruines d'une des plus anciennes mosquées de l'Ile - 1538) ou encore la mosquée du vendredi (rue Mangamagari). En allant vers le sud, le boulevard devient une route en corniche qui rejoint le joli village de Pamandzi, résidentiel et " les pieds dans l'eau " pour terminer sa course sur le tarmac de l'aéroport qui finit, lui, dans le lagon.
A l'entrée de Pamandzi, passé la station-essence, vous passerez devant le cimetiere chrétien ou reposent Henry de Balzac (1807-1858), le frere cadet d'Honoré de Balzac, célebre écrivain français, ainsi que de nombreuses familles installées depuis longtemps sur l'Ile. Vous y verrez aussi le carré particulierement bien entretenu de la légion étrangere.
Il fait bon flâner, aux dernieres lueurs du jour, et alors que retentit le muezzin appellant les fideles a la priere, sur les berges de Pamandzi ou les vieux jouent aux dominos ou au "m'ra" (jeu africain tres prisé) ou le long du boulevard des Crabes, caressé par la douceur des alizés.
C'est aussi l'heure des pecheurs qui partent sur leurs pirogues a balanciers, éclairer le lagon sur des kilometres grâce a leurs lampes a pétrole scintillantes comme des lucioles dans la nuit.
Le côté caché de la Petite-terre est, aux dires de beaucoup, " le plus beau coin de Mayotte ". Il est vrai que cette façade a la particularité de jouxter la barriere de corail. Cette curiosité géologique a eu pour effet de façonner un front de mer exceptionnel : par l'effet millénaire des vents et marées qui ont attaqué les versants d'anciens crateres. Le résultat est étonnant de beauté et de sensations ; car il est rare sur notre bonne vieille Terre de pouvoir se baigner dans le socle d'un volcan éventré dans la mer comme c'est le cas sur les plages de Moya. Plus haut, un cratere intact abrite les eaux d'un vert émeraude du Lac Dziani dont on peut faire le tour complet en moins d'une heure et qui offre, en de nombreux points, des vues imprenables sur la Petite-Terre, l'Océan et un magnifique coucher de soleil sur la Grande-Terre. Un autre sentier mene du sommet du volcan (a environ un quart de tour du volcan, en partant par la droite) au belvédere des plages de Moya. La promenade s'avere facile et les points de vue époustouflants. En surplombant les deux anses de Moya, vestiges de crateres qui ont perdu la bataille contre la mer, on peut apercevoir assez régulierement des tortues broutant sur les herbiers ou attendant la nuit pour venir pondre sur la plage. Il est ensuite possible d'accéder aux plages memes (la descente est un peu abrupte) ou de poursuivre tranquillement, a travers champs, jusqu'a la route de Moya.
A marée basse, et au départ des Badamiers, une superbe ballade permet d'aller jusqu'a la belle plage de Dapani ("requin" en shimaoré) sans doute parce qu'a cet endroit, il n'y a pas de barriere de corail. De la, vous retournez retourner sur vos pas ou escalader la falaise de quelques metres (a l'aide d'une corde de fortune installée sur place). Sur le chemin, vous tombez sur de divines piscines naturelles d'eau de mer. Soyez néanmoins soucieux des marées car en cas de marée haute, le retour par la plage s'avere impossible. Il faut donc prévoir un retour quelques 3 heures avant la marée haute.
La Vigie, point culminant de la Petite-Terre, réserve aussi une jolie promenade, offrant de beaux points de vue sur la Grande-Terre et sur l'aéroport.
Vous l'aurez compris, la visite de la Petite-Terre est incontournable.
Vous vous rendrez compte d'ailleurs que les Petits-Terriens sont particulierement attachés a cette Ile qu'ils jugent plus calme, plus résidentielle et plus propre que la Grande-Terre, et ce, malgré la contrainte quotidienne que constitue la barge pour ceux, nombreux, qui travaillent sur Mamoudzou et sa banlieue.
Visite de Mamoudzou
Mamoudzou est citée à tort comme le chef-lieu. Pourtant, c’est la ville la plus importante de Mayotte avec ses 32000 habitants. C’est là que bat le cœur de Mayotte. Dès le premier contact avec le sol, le rythme s’accélère : ici on travaille et la première relation avec le sol donne le ton. Est-ce le rond-point, toujours embouteillé ? la fébrilité des taxis empressés de charger le maximum de passagers ? ou plutôt le contraste, fruit de l’évolution d’une ville qui a grandi trop vite, qui crée cette nervosité ? Face au rond-point, cœur de la ville, les places du Marché et du Mariage, riches en couleurs et odeurs. Les commerces y sont nombreux. sur le bord de mer, le marché offre tout ce que peut offrir Mayotte en folklore et en odeurs épicées. Plus haut, traversant une bonne moitié des quartiers sud, s’élance la rue du Commerce et ses multiples échoppes où se devinent tous les métissages de la Route des Indes, à l’époque où elle a croisé celle des sultans batailleurs. Les commerçants indiens s’y retrouvent en grande majorité. Au nord de Mamoudzou, la zone industrielle de Kaweni s’étend de façon discontinue jusqu’au Centre Commercial Jumbo Score. Toute proche, la jeune zone industrielle de Kaweni-bis dite " zone Nel " attire de plus en plus de sociétés et de commerces. Kaweni, véritable laboratoire économique, a poussé, en périphérie de la ville et sur la route du Port qui approvisionne l’île en matières premières. Un laboratoire où des expériences industrielles et commerciales se font, en essayant d’éviter les erreurs des autres Dom-Tom.
Au sud de Mamoudzou, se trouvent Cavani, puis M’tsapéré, véritable banlieue urbaine donnant le point de départ à la nouvelle route du sud. A l’ouest, et sur les hauteurs, se trouvent la Convalescence et le chemin qui mène aux ruines de la Maison du Gouverneur, ancienne demeure des gouverneurs successifs de Mayotte durant l’époque coloniale.
Mamoudzou, Passamainty, Combani
Au sud de Mamoudzou, les quartiers de M’Gombani, Cavani, Baobab, présentent peu d’intérêt touristique hormis le superbe parc naturel de la pointe Mahabou, situé au niveau du rond-point de M’Gombani, qui propose une vue imprenable sur la Petite-terre. Ce lieu qui respire le mystique et le mystérieux abrite le tombeau du Sultan Andriansouli, le premier Mahorais à pactiser avec la France en 1841.
Puis M’Tsapéré et Pamainty, des villagesintéressants à traverser pour leur animation permanente : marchés improvisés, embouteillages piétons et automobiles, constructions spontanées… Ces deux grandesbanlieues de Mamoudzou sont les derniers postes avancés de la civilisation avant les portes du Sud sauvage. A Passamainty, la route bifurque sur la droite vers Vahibé et Combani. Après une grande ligne droite urbanisée, la route grimpe en une série de lacets surplombant les terres intérieures magnifiques de clarté et de couleurs. Le climat se rafraîchit. Cette route est un enchantement pour les amoureux de la nature : allées de manguiers séculaires aux troncs gigantesques, forêts denses et parfumées parant les champs d’ylangs qui les jouxtent un peu partout, alambics de coopératives villageoises qui bordent la route dans un nuage de senteurs enivrantes. Cette région est le paradis des randonneurs et des vététistes qui ont le choix entre une multitude de sentiers.
A Combani, le golf des ylangs propose un parcours incontournable pour les amateurs de ce sport de plein air ; là aussi, les senteurs de plantes à parfums sont partout. A proximité de ce golf, la maison du célèbre parfumeur Jean-Paul Guerlain est ouverte au public pour une visite guidée de la plantation et de l’atelier de l’alchimiste qui vient à Mayotte plusieurs fois par an. Sur le même sentier, un peu plus haut, la retenue collinaire offre le spectacle d’un lac, artificiel peut-être, mais d’une beauté sauvage certaine. Un coin idéal pour un piquenique en compagnie de nombreux agriculteurs de la forêt qui vont et viennent sur cette route dans un ballet incessant. Non loin de là, se trouve d’ailleurs une étonnante forêt de bambous géants.
Après Combani, la route redescend dans un spectacle égal en intensité à celui de la montée, vers Tsingoni.
Passamainty, Tsararano, Chiconi
Attention, que les touristes fraîchement débarqués, prennent garde à faire le plein de carburant dès qu’ils voient une station ouverte. Le Service des Hydrocarbures (Total), en pleine transformation, n’a pas encore doté l’île de points de distribution bien répartis. La station de Tsoundzou au sud de Passamainty est la dernière avant Chirongui. La route part après Tsoundzou en une série de paysages où alternent forêts de bambous géants et de bananiers, mangroves et champs d’ylangs jusqu’à l’intersection animée qui part sur la droite vers Tsararano. A cet endroit, des familles entières, vendent à même la chaussée, les meilleurs produits du centre de l’île : fruits, légumes mais aussi Trimbo, ce vin de coco blanchâtre au goût de cidre sucré. A goûter impérativement. Coconi, Barakani et Ouangani sont tous de jolis petitsvillages ruraux à partir desquels les amateurs peuvent prendre de multiples sentiers de randonnées, notamment vers le mont Combani au nord ou vers le mont Benara, au sud, qui est le point culminant de Mayotte à 660 mètres.
A Coconi, se tient également, tous les premiers samedis du mois, un marché agricole offrant une grande variété de fruits et légumes, d’animaux (poules, canards, lapins...) ainsi que de l’artisanat local.
Dembeni, Bandrélé
Retour à notre intersection animée de marchands et autres " mama-brochettis ", juste avant Dembéni. Là, la route devient moins fréquentée encore, donc plus agréable. C’est le début de la route des plages sauvages : à Iloni, à la sortie de Dembéni, puis Hamouro ou Nyambadao. Sur cette portion de route qui fait moins de 10 kilomètres, ces plages somptueuses sont à l’ombre de baobabs géants, alors que le sable noir et brillant s’étend jusqu’à une centaine de mètres sous-marins avant d’offrir le spectacle coloré des récifs coralliens pour le grand bonheur des plongeurs. A moins de trois kilomètres après Dembéni, admirez les ruines des cheminées désaffectées d’une ancienne usine de canne à sucre datant de l’époque coloniale. A cet endroit, il n’est pas rare de découvrir une multitude de tissus colorés séchant à même le sol, les lavandières se trouvant tout prés, au bord de la rivière. Tout de suite après, sur votre gauche, vous apercevrez les superbes chevaux et poneys du Centre équestre Sainte-Armelle. Petits et grands peuvent goûter aux joies de l’équitation dans un site agréable et arboré.
Enfin, juste avant Bandrélé, le site de l’hôtel Sakouli surplombe la plage du même nom qui abrite deux bases nautiques où vous pourrez louer pédalos, planches à voiles, Catamaran, Kayacs de mer, ou encore faire la traversée pour vous rendre à l’îlot Bandrélé pour jouer au Robinson l’espace d’un moment. Le plus bel hôtel de l’île est, sans conteste, un havre de calme et de plaisir après la chaleur et la poussière. Sa table est à la hauteur de son cadre et sa piscine à débordement plongeant dans le lagon, un enchantement. Les chambres sont particulièrement spacieuses et confortables. De bons moments en perspective, le tout pour un excellent rapport qualité/prix.A Bandrélé, vous pourrez aussi visiter l’éco musée du sel et, pourquoi pas, acheter un peu de sel du lagon de Mayotte.
Bandrélé, Chirongui par le sud
Changement de style à la sortie de Bandrélé avec Musicale Plage qui, comme son nom l’indique, est envahie le week-end de familles qui font cracher les hauts-parleurs de leurs mini-chaînes jusqu’à saturation. A éviter le weekend, sauf si l’on est amateur de voulés (pique-niques familiaux où les ailes de poulets sont préférées à toute autre grillade). Il est possible, juste après Bambo-Est, de bifurquer sur la droite par le raccourci qui mène directement à Chirongui et qui offre un panorama unique sur la baie de Boueni ; vous pouvez également par la gauche, faire le tour de la presqu’île du sud qui offre de superbes panoramas. La calanque de Saziley, tout d’abord, à laquelle on ne peut accéder par la route et qui se mérite après une balade pédestre d’une bonne heure le long d’un sentier littoral haut en couleurs. La plage de Saziley est accessible plus facilement par mer et de nombreux propriétaires de barques proposent la destination avec un combiné sur l’îlot de sable blanc, qui fait face à Saziley, ainsi qu’un voulé traditionnel. Attention toutefois à réserver auprès de professionnels officiellement agréés ; les autres n’ont souvent aucun matériel de secours à bord de leurs embarcations. La petite plage de Saziley propose un sentier sousmarin sur le récif qui la ceinture et sur lequel de nombreux panneaux fixés sur les rochers informent sur la flore ou la faune que l’on découvre avec masque et tuba. La route continue jusqu’à Bouéni en une succession de baies, six précisément, toutes aussi belles les unes que les autres : Dapani, M’Bouni, Passi-Keli, Kani-Keli, M’Zouzia, Gouela. Toutes sont absolument sauvages et d’une beauté paradisiaque et rares sont les fois où l’on y trouve plus de dix personnes par kilomètre : plages fortement conseillées aux touristes stressés par le quotidien métropolitain. Enfin, à la pointe sud-ouest de la Grande-Terre, se trouve le célèbre site de N’Gouja absolument incontournable pour les touristes, et plus encore pour les écotouristes. Là, dans le cadre enchanteur d’une plage de sable blanc bordée de baobabs géants, Pierre, le maître des lieux, a agencé son hôtel-restaurant " le Jardin maoré " afin que le visiteur soit en harmonie avec la nature : les tortues avec lesquelles vous pourrez nager sont toujours au rendez-vous, au dessus des herbiers. En revanche, il vaut mieux observer d’un œil prudent les familles de lémuriens toujours prêtes à piquer dans votre assiette quelques morceaux. Après Boueni, la route redescend vers la baie du même nom jusqu’à Chirongui, capitale du sud. Cette baie est, comme Moya sur la Petite-Terre, issue d’un cratère effondré au nordouest et parsemé d’îlots ; le site d’Hagnoundrou sert de base nautique à une multitude de plaisanciers qui ont bien compris que c’est là qu’il fallait profiter du meilleur du lagon mahorais.
Au coeur de cette presqu’île du sud se dresse le mont Choungui. Ce véritable symbole de Mayotte, qui culmine à 594 mètres, est visible d’un peu partout et sert de repère aux marins. Reste d’une paroi effondrée de l’ancien cratère, le mont Choungui, contrairement aux apparences, se grimpe en moins d’une heure (sportifs moyens), depuis le village du même nom et offre une vue imprenable sur la baie de Boueni et sur toute la Grande-Terre.
Chirongui, Sada, M'tsamboro
La baie de Boueni continue vers le nord en une série de plages aux noms évocateurs (comme " Tahiti ") jusqu’à Sada. Sada est la deuxième ville de Mayotte et la capitale des Shiboushi, ce sous-groupe ethnique issu des envahisseurs malgaches au XIXème siècle dont ils ont gardé la langue, mais islamisés comme tout le monde ici. Sada, construite à flanc de colline, vous attend pour vous faire découvrir ses petits bijoutiers, ses étonnants chapeaux et sa maison de l’artisanat en plein centre-ville. A proximité, arrêtezvous également à l’écomusée de la vanille et de l’ylang situé à Jimaweni pour une visite instructive sur ces deux cultures de rente. Le musée propose également un parcours botanique au milieu de nombreuses espèces endémiques de l’Ile. Vous pourrez ensuite vous restaurer ou vous désaltérer au Gîte de Jimawéni, tout proche. La route continue vers Chiconi, Sohoa et Tsingoni en une nouvelle succession de baies. A Tsingoni, commune organisée autour de sa mosquée, vous pourrez visiter deux anciens tombeaux et le cimetière Sharifou. Là, à la pointe ouest de Tsingoni se trouve un autre site incontournable : la cascade de Soulou. Indiquée par un tout petit panneau sur la route.Il faut être très vigilant pour ne pas la rater. Attention à ne rien laisser dans le véhicule. Les vols sont fréquents aussi sur la plage, le site regorgeant de bandits de grands chemins toujours prêts à la moindre rapine. Néanmoins, le parcours qui mène à la plage longe la rivière Soulou qui est décorée de bambous géants peuplés de lémuriens peu farouches. La rivière accède à la plage après un bond de quelques dizaines de mètres dans le vide : c’est la cascade Soulou qui, curiosité naturelle, permet de se doucher à l’eau douce et fraîche à forte pression tout en gardant les pieds dans le sable et l’eau salée ! Incontournable là aussi. Peu après, à l’intersection des routes, vous découvrirez une immense cheminée envahie de végétation, sur l’ancien site d’une usine sucrière. Plus au nord enfin, se trouve l’agréable site de M’Liha. A l’extrême nord, la route semble relativement courte sur la carte mais la région de M’Tsamboro serpente en une série de lacets qui la rallongent considérablement. La capitale du nord, perchée sur une colline comme à Sada, domine un îlot du même nom. On accède à cette île vierge (mais occupée temporairement par tout un peuple de chasseurs-cueilleurs-agriculteurs saisonniers) en passant par les îlots Choizil qui sont parmi les plus beaux îlots de Mayotte : sable blanc et récifs animés d’une faune multicolore en font des joyaux de la nature. Ces îlots, vous seront accessibles en toute sécurité en vous adressant à des professionnels de la mer comme ceux de la bas e nautique Loc’ Action de M’ t sahara qui , chaque année, à l ’époque des baleines vous les feront observer en toute sérénité.
Des sentiers au départ de M’tsahara vous mèneront au sommet du pic de 400m qui domine la baie des Baleines où bai- gnent les les îlots Choizil et M’tsamboro. Juste avant la Baie d’Handréma, une marche d’1heure vous permettra d’accèder, en longeant les crêtes, jusqu’à la jolie plage du Préfet. Vous profiterez ainsi d’une vue exceptionnelle sur la Baie d’Handréma ainsi que sur les îlots de Mtzamboro. A quelques kilomètres, au départ de Dzoumogné, le sentier du Dziani Bolé vous mènera à l’intérieur des terres où vous vous ennivrerez des parfums d’ylang, tout en profitant de la très belle vue sur la mer.
M’tzamboro, Mamoudzou
La côte qui part après M’Tsamboro est certainement la plus escarpée de Mayotte. De multiples chemins de randonnée permettent de découvrir une nature toujours plus sauvage et d’accéder à des plages désertes et préservées. Enfin, la route suit un parcours chaotique avant de parvenir à Longoni, le port de Mayotte, qu’il faut découvrir au plus tôt. En effet, les perspectives de développement de l’île se basent sur le développement de son port et Longoni devrait se moderniser rapidement à grand renfort de béton et de routes.
De ce site, émane toutefois quelque chose de mystique et d’intemporel comme si les premiers navigateurs (commerçants et pirates) ayant jeté l’ancre dans cette rade, y avaient laissé un peu de leur âme ! Enfin, plus au sud, à une dizaine de kilomètres seulement de Mamoudzou, se trouve le très beau site de l’hôtel Trévani. Là, dans un îlot de verdure, se trouve une plage bordée de bungalows intégrés à l’environnement à grand renfort de pierrailles et de bois locaux. L’ambiance y est familiale et les prix relativement bas pour un tel site. La carte du restaurant et son service, sont en harmonie avec le cadre : sympa et nature !